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N°112 Automne 2013

Les collectionneurs fous

Collectionner est une passion envahissante, dévorante, insatiable. Des faïences de Desvres (Musée A la Belle Epoque de la Faïence), des téléphones dans un estaminet à Warneton (musée du téléphone), des fers à repasser (association PHER à Sebourg), des vélos du Tour de France, il y a de quoi combler les appétits de découverte des plus curieux !  A Mons, François Duesberg a créé un musée des Arts décoratifs avec une fabuleuse collection de pendules Directoire. Citoyen d'honneur de la ville, il a même obtenu le droit d'être inhumé dans son musée ! Autre figure régionale, Serge Ramon, aujourd'hui décédé, a laissé son empreinte en collectant les traces des autres. Son musée des graffiti (ou de la mémoire des murs), à Verneuil-en-Halatte, raconte 12 000 ans de vie quotidienne, de religion, d'amour ou de haine. A Saint-Quentin, le musée des papillons fête cette année ses 100 ans, grâce à la passion d'un entomologiste local, Jules Passet, qui fit don de sa collection (600 000 spécimens d'insectes !) à la ville. La « collectionnite aigüe, est communicative.

 Justement, à Boeschèpe, dans les Flandres, est né l'année dernière un petit nouveau dans la planète des musées fous. Martine et Didier Parent ont investi une ancienne boucherie pour la transformer en un musée de la radio authentique et passionnant. S'il n'en expose que 400, Didier avoue en avoir  « plus de 1 200 chez moi. J'ai une fascination pour la radio, les tourne-disques, la musique depuis l'âge de 8 ans. Des amis me ramenaient des postes des années 30 que je dépeçais ! Mais je me suis vraiment pris au jeu de la collection il y a 20 ans » explique ce jeune retraité. Le musée des télécommunications de Marcq-en-Baroul ayant disparu, celui-ci est le seul aussi complet consacré à ce thème dans la région. Intarissable, Didier a organisé les lieux en trois pièces, selon un parcours chronologique : « On démarre avec les photographes, les ancêtres de la radio en 1895 et on finit en 1990 pour aborder un siècle de transmission radio ». Gramophones, postes à galène, postes à batterie à lampes extérieures, postes « cercueil », les premiers modèles Philips de 1929 à 1934 surnommés ainsi en raison de leur aspect austère, postes « à oreilles, pourvus de colonnes latérales (années 1947 à 1954). etc. Didier les a tous. Certains fonctionnent il met en marche un Fornett de 1933 et nous voici écoutant le Tour de France 2013 ! Fabuleux voyage dans le temps.

COLLECTIONNER  EST UNE PASSION ENVAHISSANTE, DEVORANTE, INSATIABLE.

Tiré de Pays du Nord magazine N°112 d'Automne 2013