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Un Musée, Une œuvre

 

À Boeschèpe, gramophones et postes de radio retracent l’histoire de la TSF

CAMILLE DROIJEE

DIMANCHE 15 MARS 2015 La Voix du Nord

Toute sa vie, il a réparé des téléviseurs. Mais depuis plus de vingt ans, Didier Parent collectionne et répare d’anciens postes de radio. De sa passion pour les ondes, il a fait un musée.

Le petit musée de Boeschèpe accueille 500 visiteurs par an. PHOTO MUSÉE DE LA RADIO

 

Musée de la radio de Boeschèpe,

Infos et réservations: 0620331359.

 

Pénétrer dans le Musée de la radio, inauguré il y a un plus de deux ans à Boeschèpe, c’est comme faire un bond dans le passé. Au premier coup d’œil, le carrelage en damier noir et blanc et les étagères remplies de vieilles radios donnent à l’endroit des allures de boutique des années cinquante, époque où les Français s’équipèrent en masse de cette technique alors révolutionnaire. À mieux y regarder, l’ancien commerce de Boeschèpe, devenu musée, accueille des pièces d’époque bien plus diverses. Certains postes, aux lampes apparentes qu’il fallait changer toutes les douze heures, datent de 1922, année de la diffusion de la première émission de radio publique. D’autres rappellent les années 1980 et les quartiers populaires de New York.

 

D’ANCIENS OBJETS DE LUXE

Au milieu de l’une des deux salles du musée, trône une des pièces les plus imposantes. Une des plus luxueuses aussi. Un buffet à première vue. « La chaîne hi-fi de l’époque», rectifie Didier Parent, ancien réparateur de télévisions devenu conservateur après la retraite. À la fois radio et platine avec haut-parleurs intégrés et changeur de disque automatique, le meuble d’un mètre et demi de large «valait six mois de salaire d’un ouvrier lors de sa sortie des usines allemandes en 1957», souligne Didier Parent avec l’enthousiasme des passionnés. Et pourtant, sans un coup de fil de Belgique, le meuble aurait pu ne jamais rejoindre les 400 postes de TSF, gramophones à cylindres et autres enregistreurs à bande magnétique qui peuplent les 100 mètres carrés de musée. Il y quelques années, une famille liégeoise reçoit le poste en héritage. Elle ne souhaite pas le conserver. Toutefois, il semble évident que sa place n’est pas à la déchetterie. Didier Parent fera les kilomètres pour donner à ce morceau d’histoire de la radio la place qui est la sienne. Comme presque tous les autres, le poste fonctionne. « Tout était fabriqué à la main. Ce qui permet encore aujourd’hui de démonter et de tout réparer.»

 

Tiré du journal de la Voix du Nord